Le Brésil


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11h
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Environnement au Brésil : Le bilan « tragique » de la présidence Lula

Après deux mandats et huit ans de pouvoir, le président Lula peut se vanter d’une croissance de 7,1% (selon les prévisions du FMI pour 2010) et de 14 millions de personnes sorties de la pauvreté. Le bilan n’est pas aussi spectaculaire au niveau environnemental. Pire même, certains observateurs le considèrent comme étant une « tragédie ». « Aujourd’hui encore, « 80% de nos exportations sont agricoles ou minières », dénonce Cândido Grzybowski, directeur de l’influente ONG brésilienne Ibase devant l’Association des journalistes de l’actualité sociale (Ajis).

Mesures à double tranchant

Le Brésil a lancé la construction de barrages hydroélectriques, suite aux énormes coupures d’électricité des années 90 et 2000. Ainsi, Belo Monte, sur le fleuve Xingu, fournira environ 11% de l’électricité brésilienne. Le pays n’a atteint que 26% de sa capacité d’exploitation hydroélectrique. 250 à 300 barrages devraient être construits d’ici à 2050.
Des emplois ont été crées, mais les choix énergétiques du gouvernement Lula ont un revers de la médaille : déforestation, déplacement des populations indigènes, arrivée massive de travailleurs dans les petites villes pauvres, criminalité et infrastructures déficientes.
Même si le Brésil reste précurseur dans le domaine des biocarburants, et que son éthanol à base d’alcool de canne à sucre a été lancé dès les années 70, après le premier choc pétrolier, Lula a interdit  la culture de la canne à sucre sur plus des trois quarts du territoire, car elle entraîne la déforestation. Le gouvernement essaye pourtant de ne pas altérer les projets de l’agrobusiness. Depuis 2009, le Brésil est ainsi devenu le deuxième producteur mondial d’OGM, derrière les Etats-Unis. Il est également premier sur le podium des utilisateurs de pesticides, le quatrième facteur d’intoxications humaines dans le pays, selon l’Anvisa, l’Agence nationale de vigilance sanitaire.

Des efforts à venir ?

Le pétrole est également source de croissance au Brésil. La compagnie pétrolière publique Petrobras, permet depuis 2006 l’autosuffisance pétrolière du pays, et détient des réserves prouvées de 14 milliards de barils. Les réserves pourraient tripler si la quantité de pétrole découverte au large de Rio de Janeiro, dans le bassin de Santos, s’avérait exploitable. Petrobras compte investir 44,8 milliards de dollars par an d’ici à 2014 destinés en priorité à ces gisements.
Les énergies renouvelables ont du mal à se faire entendre, mais l’éolien semble quand même se développer dans le Nordeste, là où la majorité des vents se concentre. A São Paulo, la population aisée se déplace dorénavant en hélicoptère. La ville est ainsi devenue la capitale mondiale de ce moyen de transport

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